Quand on aime le papier…

Dans notre gamme de papier pour l’impression numérique laser, nous n’avions qu’un papier mat au toucher « naturel », le Curious Skin, très lisse et d’un blanc à peine chaud.

Nous avons profité de notre dernière commande pour rentrer des papiers de création Pergraphica destinés à l’impression laser :  le Smooth en 240 g/m²  et le Rough en 240 g/m² et 300 g/m².

Les différences avec le Curious Skin : tout d’abord le prix – même si Arojowiggins a été à ce jour plutôt sage dans les hausses et qu’ils le valent, les papiers Curious Metallics et Curious Skin sont chers – , ensuite l’épaisseur et la main – les 240 g sont plus épais et semblent plus rigides que le 270 g du Curious Skin… idéal pour des cartes et des faire-parts –, enfin leur surface moins lisse leur donne un aspect et un toucher plus naturel – le Rough est légèrement plus rugueux et mat que le Smooth, mais ça reste des papiers assez lisse destinés à l’impression numérique laser.

Coté couleur, nous n’avons pas encore fait de mesures mais les couleurs de ces papiers sont très proches : un blanc à peine chaud similaire au Curious Skin.

Ces papiers, comme la plupart de ceux que nous proposons répondent à la norme ISO 9706 sur la durée de conservation, sont PEFC et Ecolabel… et, cerise sur le gâteau, leur fabrication est neutre en carbone.

La mise à jour de nos tarifs et la production d’échantillons va prendre quelques jours…

 

Edit du 2 mai

Les échantillons imprimés aujourd’hui sont époustouflants : le rendu des images utilisées pour les échantillons en impression laser est proche de que ce que l’on obtiendrait sur des papiers fine art mat avec des encres pigmentaires.

Le prix n’est pas le même… le gamut et la durée de conservation non plus, et le format d’impression est limité à 305 × 450 mm.

 

Mat ou brillant ?

Quand on apportait, il y a longtemps, une pellicule à développer, la question qui arrivait en premier, c’était « mat ou brillant ? » et, parfois, venait ensuite le format de tirage (parfois seulement : la plupart des minilabs avaient été conçus pour faire des tirages en 10 × 15 ou en 15 × 21… et rien d’autre).

A l’époque, de mat, le papier n’avait que le nom et c’était plutôt un papier lustré que l’on avait (et suivant les fabricants, le papier lustré pouvait être superbe).

Aujourd’hui, les fabricants mettent à notre disposition pour les impressions numériques un grand choix de surfaces : du lustré / satiné et du brillant bien sûr mais aussi des papiers au rendu très proches des papiers barytés et des vrais papiers mats avec une durée de conservation annoncée pour les papiers baryté et fine-art pouvant atteindre 200 ans.

Qu’est-ce que cela change en pratique : certes, le coté brillant pardonne moins les traces de doigts mais il donne des noirs plus profonds quand une finition matte donne plutôt un gris foncé. Continuer la lecture de « Mat ou brillant ? »

Plus blanc que blanc…

Les inuits ont une dizaine de mots pour désigner ce que nous appelons blanc et qui n’est même pas une couleur. Face à la pauvreté de notre vocabulaire, les fabricants de lessive se sont adaptés et ont inventé, avec l’aide de publicitaires, la lessive qui lave plus blanc que blanc.

Les papetiers l’on compris eux aussi : les fibres de cellulose sont naturellement écrues, ils ont donc dû user d’artifices pour, qu’avant que l’aspect naturel – recyclé soit à la mode, leurs papiers soient bien blanc – et adaptés à recevoir des impressions en couleur. Continuer la lecture de « Plus blanc que blanc… »