Nouveaux papiers en approche

Si tout se passe comme prévu, nous devrions disposer d’ici la fin de l’année de 3 nouveaux nouveaux papiers destinés à l’impression numérique laser : le Pergraphica Smooth en 300 g/m² qui manquait à notre catalogue – nous avons déjà la version Rough en 240 et 300 g/m²ainsi que le Smooth en 240 g/m² – et deux papiers structurés de feu Arjowiggins Scotland Ltd – ces papiers font partie des marques qui ont été reprises, nous devrions pouvoir être réapprovisionné sans soucis d’ici 3 mois.

La commande a déjà buggé – nous aurions dû être livré cette semaine –, nous attendons avec  impatience ces nouveaux papiers.

 

Edit du 28 décembre

Les papiers sont enfin arrivés…

Pour faire vibrer la lumière…

Dans l’excellent documentaire de Stéphane Berthomieux diffusé par Arte en hommage à Pierre Soulages – documentaire disponible en replay jusqu’au 25 avril 2023 –, on découvre l’homme, l’artiste et sa manière particulière de faire naitre la lumière avec du noir, de la faire vibrer. Quoi de plus simple qu’une peinture noire, et pourtant… 

Pour le photographe – qui écrit avec la lumière – les interactions entre la lumière et la matière de l’image son souvent assez limitées : avec ses supports trop souvent lisses, parfaits, sans âme, et un aspect de surface uniforme, brillant – plus ou moins – ou mat, difficile d’avoir des images qui jouent avec la lumière ou dont l’aspect change au rythme de la journée, quoique… Et sans le lobbying forcené mené par Jean Dieuzaide à la fin des années 1970, il est probable que la situation serait pire.

Début septembre, nous avons référencé le papier Hahnemülhe William Turner en 310 g/m² et nous avons depuis produits quelques tirages : le résultat est impressionnant et la structure assez forte du papier donne un vrai plus. En travaillant la structure – le grain – de l’image, c’est encore mieux, on s’y croirait…

Nous attendons pour les jours qui viennent une autre papier d’exception : l’Hahnemülhe PhotoRag Metallic 340 g, un papier baryté, brillant argenté, épais, légèrement structuré et avec, comme son nom l’indique, des reflets métalliques. Bien sûr, ce papier répond à la norme ISO 9706.

Nous espérons qu’il sera en production tout début novembre.

Nos tarifs, formulaires de demande d’échantillons, calculateurs de prix vont être mis à jour avant que nous ayons le papier physiquement dans nos murs. 

A papier exceptionnel, tarif exceptionnel : ce sera le seul papier d’une catégorie de papier fine art photo qui n’a pas encore de nom.

 

Edit du 7 novembre

L’Hahnemülhe Photo Rag Metallic 340 g aurait dû arriver la semaine dernière, nous avons donc tout préparé pour qu’il puisse entrer en production dans les meilleurs délais.

Echantillons, tarifs, calculateurs de prix, tout était prêt… et, bien sûr, ça ne s’est pas passé comme prévu.

Le papier est maintenant en chemin…

William Turner, vous connaissez ?

La Dogana et Santa Maria della Salute, Venise - William Turner - 1843
La Dogana et Santa Maria della Salute, Venise – William Turner – 1843

William Turner est un peintre, aquarelliste et graveur anglais de la fin du XVIIIe  et de la première moitié du XIXe siècle considéré comme un des précurseurs des impressionnistes.

Hahnemühle a fait le choix de donner le nom d’artistes à certains de ses plus beaux « papiers » fine art et a attribué celui de William Turner à un un papier 100 % coton, blanc, sans azurant optique, à la texture fine fortement marquée d’un aspect et d’un toucher proche de certains papiers aquarelle… le papier qui manquait dans notre gamme de supports pour l’impression pigmentaire grand format. Continuer la lecture de « William Turner, vous connaissez ? »

Quand on aime le papier…

Dans notre gamme de papier pour l’impression numérique laser, nous n’avions qu’un papier mat au toucher « naturel », le Curious Skin, très lisse et d’un blanc à peine chaud.

Nous avons profité de notre dernière commande pour rentrer des papiers de création Pergraphica destinés à l’impression laser :  le Smooth en 240 g/m²  et le Rough en 240 g/m² et 300 g/m². Continuer la lecture de « Quand on aime le papier… »

Mat ou brillant ?

Quand on apportait, il y a longtemps, une pellicule à développer, la question qui arrivait en premier, c’était « mat ou brillant ? » et, parfois, venait ensuite le format de tirage (parfois seulement : la plupart des minilabs avaient été conçus pour faire des tirages en 10 × 15 ou en 15 × 21… et rien d’autre).

A l’époque, de mat, le papier n’avait que le nom et c’était plutôt un papier lustré que l’on avait (et suivant les fabricants, le papier lustré pouvait être superbe).

Aujourd’hui, les fabricants mettent à notre disposition pour les impressions numériques un grand choix de surfaces : du lustré / satiné et du brillant bien sûr mais aussi des papiers au rendu très proches des papiers barytés et des vrais papiers mats avec une durée de conservation annoncée pour les papiers baryté et fine-art pouvant atteindre 200 ans.

Qu’est-ce que cela change en pratique : certes, le coté brillant pardonne moins les traces de doigts mais il donne des noirs plus profonds quand une finition matte donne plutôt un gris foncé. Continuer la lecture de « Mat ou brillant ? »

Plus blanc que blanc…

Les inuits ont une dizaine de mots pour désigner ce que nous appelons blanc et qui n’est même pas une couleur. Face à la pauvreté de notre vocabulaire, les fabricants de lessive se sont adaptés et ont inventé, avec l’aide de publicitaires, la lessive qui lave plus blanc que blanc.

Les papetiers l’on compris eux aussi : les fibres de cellulose sont naturellement écrues, ils ont donc dû user d’artifices pour, qu’avant que l’aspect naturel – recyclé soit à la mode, leurs papiers soient bien blanc – et adaptés à recevoir des impressions en couleur. Continuer la lecture de « Plus blanc que blanc… »