Les frais de port, pour commencer…

Annoncée depuis plusieurs mois, la hausse des frais postaux est significative : l’envoi des Lettres Vertes de moins de 20 g augmente de plus de 9 %, la hausse est un peu moindre sur les envois plus lourds.

Nous avons, en conséquence, mis à jour nous tarifs de livraison… en ajoutant, comme annoncé, la livraison en Locker Mondial Relay.

Une chose est sûre, après avoir allongé le délai de distribution du courrier, La Poste pénalise aujourd’hui fortement la livraison à domicile… et préfère, de loin, que l’envoi et la livraison de colis se fasse par l’intermédiaire de commerçants – relais Pickup – sans passer par le bureau de poste. De même, s’il était autrefois pratique d’envoyer des impressions grand format roulées en tube, l’envoi de tube est de plus en plus pénalisé et, pour que le coût reste raisonnable, il est nécessaire aujourd’hui d’emballer le tube dans un colis parallélipédique rectangle, plus gros et plus lourds.

Nos nouveaux tarifs pour l’envoi de vos travaux sont ici.

Le calcul des frais d’envoi de la boutique sera mis à jour courant de semaine prochaine.

Conséquence directe de la hausse des frais postaux, bénéficient du franco de port les commandes de 125 € d’achats TTC non remisés minimum.

Bis repetita ?

A la fin des années 1970, une poignée de spéculateurs ont joué sur un métal précieux, moins contrôlé que l’or et dont la production était, et en encore, très inférieure aux besoins de l’industrie : l’argent.

Les frères Hunt, qui cherchaient à protéger leur patrimoine, seraient, en achetant tout l’argent métal disponible et provoquant ainsi une pénurie mondiale, à l’origine de la forte hausse du cours l’argent métal. « Il n’y avait plus d’argent [métal] » et il a fallu trouver des parades…

L’industrie photographique, au sens large, avait été particulièrement touchée : c’était à l’époque la plus grande consommatrice d’argent métal. Il ne faut pas l’oublier, une radio des poumons – pratique courante à l’époque –, c’est l’équivalent de six 36 poses, un film cinéma de 90 minutes, c’est 2,5 km de pellicule – et il faut une copie par salle et par film – et un imprimé A4 en quadrichromie offset, c’est, à minima, entre ¼ et ½ m² de film. La pénurie organisée pour faire grimper les cours avait fait, qu’en moins de temps qu’il en faut au marché pour s’adapter, le prix des pellicules avait été multiplié par plus de 4 !

C’est pour des raisons économiques que la récupération de l’argent dans les bains de fixage s’est généralisée – coté laboratoire, un fixateur usagé valait plus cher qu’un bon vin et l’argent métal récupéré revenait dans l’industrie photographique… – et, pour n’en « perdre » que le minimum – l’image des films noir et blanc est constituée d’argent à la différence de celle des films couleur dont l’argent a disparu au traitement –, Agfa et Ilford avaient annoncé, lors de la Photokina 1980, l’arrivée des premiers films chromogéniques noir et blanc.

En un temps record, l’industrie photographique avait réussi à mettre en place une filière de récupération de l’argent des bains de fixage, bien avant que les normes antipollution n’imposent le retraitement des chimies usagées.

Parce que l’affaire était juteuse et qu’ils manquaient de liquidités, les frères Hunt ont cherché d’autres investisseurs. D’1,55 $ l’once au début des années 1970, l’once d’argent se négociait à 49,95 € en janvier 1980.

La spéculation a ses limites : la Réserve fédérale américaine et le Comex se sont alliés pour freiner la spéculation… Et l’once d’argent ne valait plus qu’une  grosse dizaine de dollars fin mars 1980. Les frères Hunt étaient ruinés – et seront condamnés en 1988.

La situation internationale actuelle fait que la spéculation sur les métaux précieux – or, mais aussi argent, et, dans une moindre mesure, platine et, palladium – est forte. Le 1er décembre, les cours de l’argent métal sont, une première depuis janvier 1980, passés au dessus des 50 $ l’once – et ont atteint 66 $ l’once le 27 décembre –.

La production d’argent métal a doublé en une quarantaine d’année, mais l’argent est toujours un métal rare à l’état natif, 72 % de l’argent produit vient de mines de cuivre, de plomb, de zinc ou d’or… l’extraction reste insuffisante, les réserves sont faibles et le recyclage doit fournir l’indispensable complément à une industrie de plus en plus demandeuse.

Les évolutions techniques – 94 % des photographies sont aujourd’hui faites avec des smartphones, les salles de cinéma n’ont plus besoin d’avoir physiquement les films pour les diffuser, l’imagerie médicale n’utilise pratiquement plus de films radiographiques, et, si l’impression couleur s’est généralisée, l’impression numérique et le direct to plate ont remplacé les « intermédiaires » argentiques – ont fait que l’industrie photographique n’est aujourd’hui que le 3e consommateur d’argent derrière les besoins industriels et la bijouterie… 

La génération Z aurait retrouvé les charmes de la photographie argentique, les films instantané sont in – Fuji a annoncé le 18 décembre des investissements pour produire encore plus d’Instax –… Reste à voir quel sera l’impact des cours actuels de l’argent métal sur le prix des films et leur répercussion sur la santé des fabricants.

Botshit ?

Parce qu’il est impossible de tout savoir, tout connaître, de maîtriser toutes les techniques tout en suivant l’actualité de notre métier, nous lisons beaucoup… souvent en ayant un peu de temps, parfois, dans l’urgence, pour régler un problème…

Depuis quelques temps, des sites que nous suivions et qui fournissaient un contenu original et de qualité sont encombrés : des articles de fond, des tutoriels, tests et autres actualités que ces sites diffusaient ou relayaient sans en cacher la source, ont cédé la place à de long textes, soi-disant didactiques, au plan détaillé ou à nombre de comparatifs, synthèses… au contenu vide quand ils ne sont pas, au mieux erronés ou relèvent, parfois, du grand n’importe quoi.

En creusant, en regardant qui produit quoi et à quel rythme, nous avons découvert que quelques auteurs, arrivés récemment sur ces sites, arrivaient à produire trois ou quatre textes de fond par jour… alors que, quand ces sites produisaient un contenu de qualité, les auteurs de l’époque, fournissaient, au mieux, un texte court tous les 2 jours… Mieux, ces nouveaux spécialistes de la photographie ou du traitement d’image, arrivent à alimenter, au même rythme soutenu et en même temps, des sites de cuisine, de bricolage ou de sport…

Nous avions un doute, nous n’en n’avons plus : derrière ces auteurs stakhanovistes apparemment humains qui préparent le travail, la rédaction, texte et plan, ne peut être assurée que par des robots conversationnels facilement reconnaissables à leur style impersonnel… autant la lecture de tels longs textes, souvent en anglais, est pénible, autant les outils de traduction automatique fonctionnent à merveille sur cette prose insipide et donnent de plutôt bons résultats même si, comme c’est souvent le cas, les traductions de l’anglais vers le français « technique » sont particulières – un appareil photo ou un boitier devient une caméra, un objectif, une lentille, celui qui appuie sur le déclencheur de l’appareil, un tireur… et une image bien piquée ou accentuée… une image aiguisée…

Un terme est apparu pour qualifier cette mauvaise littérature assistée par IA : botshit – la contraction de robot et bullshit.

Nous ne savons pas comment nous allons gérer ce volume de faux contenu de qualité qui encombre nous sources d’information favorites – notre pratique a déjà changé : avant de faire une lecture attentive, nous regardons qui est l’auteur et faisons défiler le texte avant de décider si nous prendrons le temps de lire ou pas –… et nous ne pouvons pas compter sur l’aide des moteurs de recherche pour échapper à cette pollution informationnelle : trop souvent, les contenus mis en avant sont maintenant des synthèses par IA dont les sources ne sont pas indiquées et dont il est impossible de juger la qualité et la pertinence !

Une chose est sûre :  botshit va, dans les jours ou les mois qui viennent, tenir compagnie dans les dictionnaires informatiques aux spams, pourriels et autres phishing…

Bien évidemment, nous recevons nous aussi des propositions d’assistants virtuels, de secrétaires travaillant 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, de services nous proposant d’alimenter par IA notre site internet… et, logiquement, nous ne donnons pas suite à ces propositions et préférons produire moins de contenu mais un contenu original et de qualité, répondre moins vite mais apporter une réponse adaptée…

De nouvelles options de livraison…

Parce qu’il y a des cas où, même si rien ne vaut le contact humain, c’est l’option la plus simple pour récupérer ses colis, nous proposons, depuis peu, l’envoi de vos travaux en Locker Mondial Relay – pour le moment, parce que ça n’apporte rien de plus que les autres modes de livraison que nous proposons en ajoutant de nombreuses contraintes  supplémentaires et contradictoires avec les cahiers des charges de La Poste et de Relais Colis,  notre décision de ne plus proposer d’envois de colis en Point Relais Mondial Relay n’est pas remise en cause.

Peuvent être expédiées en Locker des tirages et impressions à plat jusqu’au format 35 × 60 cm – ce qui est plus grand que ce qui  est possible en envoi postal… –, le délai de livraison annoncé est de 3 à 5 jours – ce qui est un peu plus long que les autres options de livraison que nous proposons – mais la plupart des consignes automatiques sont accessibles 7 jour sur 7, 24 heures sur 24 et c’est, en règle générale, le mode de livraison le moins onéreux.

La mise à jour des pages concernées de nos sites – site principal et boutique – implique la remise à plat du calcul de nos fais de livraison et sera faite d’ici mi-décembre… L’actualisation des frais en livraison pour les envois postaux viendra, elle, autour du 25 décembre pour les envois effectués à compter du 1er janvier 2026 – et nous savons depuis un moment que la hausse sera significative.

Tester, tester encore…

Depuis plus de deux cent ans, ceux que l’on défini aujourd’hui sous le vocable de photographes expérimentent, détournent et inventent de nouvelles techniques… techniques qui n’ont qu’un but : produire et fixer des images fugitives…

Au milieu du XIXe siècle, en ayant des exigences de qualité dont ils sont les seuls à avoir besoin, en faisant la promotion de certains moulins et en disant  haut et fort que d’autres productions n’étaient pas utilisables, en refusant les progrès techniques dont l’objectif était de produire des papiers moins chers en plus grande quantité, Gustave Le Gray et ses confrères excédaient les papetiers de l’époque.

De ces mauvaises habitudes est né un savoir faire très particulier des photographes : tester, tester encore et le faire avec rigueur.

Les papetiers ont aujourd’hui intégré le fait que leurs produits n’étaient pas si universels que ça : le papier a de multiples utilisations et si certains usages sont garantis, d’autres sont déconseillés ou doivent être validés par des essais préalables, essais à charge de l’utilisateur final… auquel il appartient, in fine, de juger de la conformité du résultat à ses attentes.

Comme les photographes de la première moitié du XIXe siècle, nous utilisons souvent des papiers pour un usage pour lequel ils ne sont pas prévus…  parfois ça marche, parfois… Et nous testons régulièrement des nouveautés parce que ça pourrait plaire ou pour répondre des demandes spécifiques de nos clients… C’est ainsi que nous avons essayé divers supports, papiers classiques, calques, synthétiques, adhésifs… et nous testons avec la même rigueur les papiers qui sont annoncés comme parfaitement adaptés à nos équipements.

Les papiers Pairie de la Papeterie de Mandeure – un papier avec des inclusions d’herbe sauvage –, Brasila de Gmund – un papier avec des veinages de bois – ont donné les résultats attendu – même si Gmund déconseille l’impression numérique laser sur Brasilia –, le Cromàtico – un calque annoncé comme très transparent prévu pour l’impression numérique… mais pas suffisamment opaque pour notre imprimante numérique laser, pas du tout adapté à l’impression jet d’encre… et bien plus cher et pas plus transparent qu’un calque de base – et le papier de pierre – un faux papier fait à partir de poudre de marbre et de résine plastique qui n’offre, selon nous, pas grand chose de plus que d’autres papiers indéchirables produits moins loin  – ont, eux été recalés…

Et ces tests permettent tout autant de vérifier le rendu des papier et la pertinence des profils d’impression que de fournir à nos clients des informations détaillées et vérifiées sur les papiers que nous proposons.

L’orange qui manquait…

Le nouvel orange fluo et les papiers fluorescents Sunifluo
Le nouvel orange fluo et les papiers fluorescents Sunifluo

Traditionnellement, les affiches fluorescentes sont jaunes, vertes, roses, rouges… ou orange.

Parce que ce c’est un peu loin de notre cœur d’activité et que nous n’avons qu’une demande occasionnelle, nous n’avons en stock qu’un rouleau, entamé, réduit de papier jaune fluorescent pour impression sur notre traceur Epson, traceur qui accepte les papiers d’une largeur maximale de 61 cm… et quelques feuilles de papier jaune, rose, vert et rouge destinées à l’impression numérique laser pour produire de l’affiche fluorescente économique – même si, avec moultes précautions, il est possible d’imprimer sur ces papiers des affiches jusqu’au format 60 × 80 cm, marges comprises, en impression jet d’encre pigmentaire.

Bien que ce coloris puisse être intéressant – il est plus sombre que le jaune mais nettement plus lumineux que le rouge ou le rose – nous ignorons pourquoi nos fournisseurs qui proposent du papier en petit conditionnement ont fait le choix de ne pas référencer de papier orange fluorescent.

Ça devait arriver… un de nos clients a besoins d’affiches jaunes fluo… et d’affiches fluorescentes dans un autre coloris, de préférence orange.

Plusieurs de nos fournisseurs proposaient des papiers fluorescents dans d’autres coloris que le jaune pour traceur, mais, surprise, aujourd’hui, faute de demande, les papetiers ont fait le choix de ne plus proposer ce papiers en largeur de moins de 91 cm de large…

Nous avons fini par trouver et devrions être livré courant de semaine prochaine…

Ce nouveau papier a un grammage annoncé de 100 g/m² alors notre papier jaune fluorescent actuel a un grammage de 90 g/m².

Nous recevrons également un rouleau de papier jaune fluorescent dans le même grammage, papier destiné à remplacer le papier actuel après épuisement du stock. Pendant une période transitoire, nous proposerons les 2 papiers à nos clients – la version 100 g/m² est sensiblement plus chère que la version 90 g/m²… parce que le prix du papier a sensiblement augmenté depuis l’achat du rouleau dont on commence à voir le bout.

Arrivera, dans la même livraison, un papier affiche dos bleu en 130 g/m². Ce papier, annoncé comme plus simple à poser à la colle que le papier couché 120 g que nous avons en gamme, est relativement cher, mais c’est aujourd’hui la référence en matière de papier affiche.

 

Edit du 24 novembre

Les 3 papiers sont arrivés aujourd’hui – nous pensions les recevoir demain –, les essais et production d’échantillons sont en cours.

Les nouveaux papiers fluorescents ont une meilleure tenue et acceptent mieux l’encre que le papier jaune dont nous voyons la fin du rouleau mais il faut un peu pousser l’encrage sur le papier orange fluorescent pour avoir des noirs qui fassent noir… Coté épaisseur, le nouveau papier jaune fluorescent est sensiblement plus épais que l’actuel – 0,12 mm contre un peu plus de 0,10 mm –, l’épaisseur du papier orange fluorescent est du même ordre de grandeur que le l’actuel jaune fluo.

Visuellement, les papiers jaunes fluorescents sont très proches mais hors de la plage de mesure du Colormunki – Colormunki qui, tout comme notre densitomètre, détecte une différence entre les deux papiers –. Il faudra ruser pour simuler la couleur du papier orange fluorescent, le Colormunki refusant l’obstacle ! – Nous avions réussi, sans ruser, à mesurer les papiers Sunifluo.

Le papier dos bleu est, logiquement, plus bleu que le couché 120 g blanc « de base » dont il fait la même épaisseur.

Nouveaux papiers et quelques changements…

Plusieurs nouveautés début novembre dans notre gamme de papier :

    • pour jouer avec la transparence, nous proposons depuis peu les calques Inapa Clear en 110, 150 et 210 g/m². Ces papiers font partie de notre gamme en commande spéciale permanent… mais, étant incompatibles avec notre imprimante Xerox, sont destinés exclusivement à l’impression sur notre traceur Epson SC-P 7500 ;
    • les adhésifs Fasson Digital PET Argent mat 80 g et Fasson Digital PP Transparent enlevable 59 g viennent compléter notre offre d’adhésif pour l’impression numérique laser. Le premier est similaire à l’adhésif blanc que nous proposions déjà avec une finition argentée mat pour un rendu d’exception ; le second est un adhésif transparent qui peut être retiré sans laisser de traces.

Ces papiers sont en production, les échantillons sont disponibles, la mise à jour de notre site va demander un peu de temps.

 

Et quelques changements à venir :

    • les papiers Pergraphica ne sont plus fabriqués dans des conditionnements adaptés à notre activité. Ces papiers sont maintenant proposés dans la limite de nos stocks disponibles ;
    • notre stock de Curious Metallics Perle Akoya diminue rapidement. Ce papier, qui était produit par Arjowinggins Scotland, sera remplacé prochainement par le Curious Metallics Ice silver aux caractéristiques très proches ;
    • Après la reprise des activités d’Inapa France par Ovol début mars, les papiers Inapa Creation et Inapa Clear vont changer de dénomination… Les fabrications restant identiques, nous ne prévoyons pas de produire de nouveaux échantillons et changerons à notre tour les dénominations de ces papiers en fonctions de nos approvisionnements ;
    • … et Ovol vient d’annoncer un nouveau papier de création avec une finition rugueuse (rough) et une finition lisse (smooth). Ce papier pourrait prendre la suite des Pergraphica ou en gamme permanente si les conditionnements sont adaptés à notre activité ou, dans le cas contraire, en commande spéciale permanente. A la différence de Mondi, Inapa – Ovol donne peu d’infos les certifications obtenues par ses papiers : rien ne dit qu’ils seront à la fois ISO 9706 et garantis contact alimentaire…

 

Edit du 2 décembre

Quelques informations supplémentaires sur le « remplacement » des papier Pergraphica :

    • à ce jour, seul notre stock de Pergraphica Rough en 240 g est à un niveau bas et nous ne pouvons garantir qu’il sera suffisant pour répondre aux demandes courantes…
    • les nouveaux papiers de création Inapa – Ovol rentrent progressivement en stock chez notre fournisseur…  Comme indiqué plus haut, Inapa – Ovol donne peu d’infos techniques et les infos disponibles arrivent au compte-gouttes… La version « rough » de ce nouveau papier est annoncée plus rugueuse que le Pergraphica, il est / sera disponible en plusieurs teintes – un blanc froid, un blanc chaud, une teinte intermédiaire et une version recyclée – dans les grammages qui nous intéressent – 240-250 g et 300 g – et une finition intermédiaire s’ajoute aux versions rough – rugueux – et smooth – lisse –. Pour le moment, nous ne disposons d’aucune information sur les normes auxquelles répondraient ces nouveaux papiers alors que le Pergraphica coche toutes les cases – ISO 9706 pour la conservation, ISO 9001 pour la qualité, ISO 14001 pour l’environnement, ISO 45001 pour la santé et sécurité au travail dans le process de fabrication, production neutre en carbone, absence de métaux lourds, apte au contact alimentaire…
    • nous prévoyons plusieurs achats de papier courant décembre :
      • plusieurs papiers de la nouvelle gamme Inapa – Ovol suivant disponibilité – à ce jour, 19 papiers sont disponibles dans les grammages qui nous intéressent sur une gamme qui pourrait en compter 30 –. Si les tests sont concluants, ces papiers seront intégrés à notre offre de papiers en commande spéciale permanente ;
      • l’Olin Design Rough en 240 et 300 g rejoindra notre gamme de papiers. Certifié ISO 9706, répondant aux normes ISO 9001 et ISO 14001, produit sans chlore, il fait presque aussi bien que le Pergraphica et  a une épaisseur et d’une rugosité similaire et est garanti pour l’impression avec nos équipements… mais est d’un blanc plus froid que le Pergraphica, contient des azurants optiques et n’est pas garanti contact alimentaire. La gamme Olin Design compte également une version Smooth – lisse – dans la même teinte et les mêmes grammages, formats et conditionnements ; les autres teintes ne sont actuellement pas proposées dans des formats, grammages, finitions, conditionnement adaptés à notre activité ;
      • parce que notre fournisseur a encore un peu de stock dans le conditionnement qui nous convient, du Pergraphica Smooth en 240 g sera sur notre prochaine commande et nous aurons de quoi voir venir…

L’avenir est là…

Début octobre, Serif, l’éditeur d’Affinity Photo, Designer et Publisher invitait ses utilisateurs à « découvrir avant tout le monde l’avenir »… et fermait le forum de discussion – remplacé par un Discord créé fin septembre –, bloquait l’achat de nouvelles licences…
Aucune information officieuse, aucune rumeur, un teasing minimal : il faut attendre le 30 octobre…

Pendant presque un mois, certains annonçaient la sortie d’une nouvelle version majeure – la version 2 était sortie le 10 novembre 2022 et le passage à une une version 3 devenait probable – ou le remplacement de la licence perpétuelle par un abonnement…

Le 30 octobre, depuis Sydney, Ash Hewson, le CEO de Serif, lors de la Canva’s World Tour keynote – Canva a acheté Serif au printemps 2024 –, a annoncé, sous les applaudissements, la fusion d’Affinity Photo, Designer et Publisher dans Affinity Studio et un grand changement : « Nous voulons redonner la liberté aux créatifs. Affinity est désormais totalement gratuit, pour tout le monde, et pour toujours ».

Nous utilisons les logiciels de la suite Affinity depuis longtemps, nous utiliserons Affinity Studio by Canva… mais il est probable que, comme, entre autres, pour des détails d’ergonomie, nous travaillons beaucoup plus avec les logiciels de la v1 qu’avec ceux de la v2, l’adoption d’Affinity Studio – la version 3 – prendra du temps.

Ce que change l’annonce du 30 octobre :

    • la suite Affinity était gratuite pour les écoles primaires et secondaires et pour certaines association, Affinity Studio l’est désormais pour tout le monde, particuliers, associations et entreprises compris, et restera gratuit…
    • il est nécessaire de créer un compte Canva pour télécharger et installer Affinity Studio
    • mais seuls les propriétaires d’un compte Canva Pro ont accès aux fonctions de l’IA générative de Canva ;
    • le transfert d’un document, d’une image ou d’un dessin vectoriel dans Canva est facilité ;
    • Affinity Photo, Designer et Publisher ne recevront plus de mises à jour – la version 2.6.5 est sortie le 27 octobre…
    • Canva Studio utilise un nouveau format de fichier, nouveau format qui va, de fait, bousculer les habitudes, mais importe sans soucis les fichiers produits par la v1 et la v2.

Et il y a des nouveautés qui n’en sont pas tant que ça :

    • les fichiers produits portaient des extension différentes mais il était, depuis la v1 d’Affinity, parfaitement possible d’ouvrir un fichier produit dans un des logiciels de la suite dans un autre : un dessin vectoriel fait dans Affinity Designer pouvait parfaitement être ouvert dans Affinity Photo ou Affinity Publisher et vice versa…
    • Affinity Publisher fonctionnait déjà comme chef d’orchestre pour les utilisateurs des autres logiciels de la suite : sans quitter le logiciel, il était possible de passer, d’un simple clic, à l’interface d’Affinity Photo ou d’Affinity Designer pour faire des opérations non supportées dans Publisher.

Certains  de nos clients utilisent Microsoft Publisher qui prendra bientôt sa retraite – le sursis via Office 365 prendra fin le 1er octobre 2026 –, nous allons les inciter à basculer vers Affinity Studio, plus simple d’utilisation que Scribus – qui sait importer les fichiers MS Publisher –, Inkscape et Gimp ou Krita…

Et il est probable que nous devenions moins compréhensifs avec celles et ceux qui utilisent Canva pour préparer des documents dont ils nous confient l’impression : Canva a un certain nombre de défauts, l’adaptation des fichiers est chronophage et le prix facturé pour cette adaptation est souvent loin de couvrir le coût de l’opération…

Affinity Studio est déjà disponible pour Windows et MacOS, la version pour iPad devrait l’être prochainement. Serif a la mauvaise habitude de faire évoluer régulièrement ses logiciels, ce sera toujours le cas – l’achat de Serif par Canva il y a un an et demi n’a rien changé : les mises à jour sont régulières et les équipes de Serif sont à l’écoute des utilisateurs.

Bien évidemment, les outils que nous proposons pour les utilisateurs d’Affinity Publisher comme les grilles de calendrier le seront également pour Affinity Studio.

Quand il faut, il faut…

Parce que nous savons que ça peut ne passer aussi bien qu’annoncé, nous avons repoussé autant que possible le passage à Windows 11 – Microsoft met fin au support de WIndows 10 dans 5 semaines –… Et parce que nous avons enfin les quelques jours nécessaires pour le faire, nous avons lancé la migration la nuit dernière.

Pour le moment, ça s’est (presque) bien passé… ou plutôt moins mal qu’attendu – quelques disfonctionnements dans des programmes mis à jour par Windows lors de la mise à jour… et dont Windows a retrouvé des scories de très anciennes versions ou des raccourcis manquants ou en double –, les test des multiples logiciels que nous utilisons sont en cours tout comme ceux de nos nombreux périphériques informatiques – et, si Windows ne nous a pas averti de possibles disfonctionnements, ce sera fort si tout fonctionne du premier coup. Les tests vont continuer tout le week-end.

Notre site internet est pleinement fonctionnel, notre messagerie fonctionne… il est possible nous ne soyons pas aussi réactif qu’habituellement ce lundi.

 

Il faut suivre le mouvement…

Avant, c’était simple : les impressions grand format se vendaient, en gros, en fonction du coût matière soit en tenant compte de la surface du tirage et du papier utilisé – papier dont le prix varie d’un facteur 1 à 10 pour les papiers photo et fine art que nous proposons… et les papiers photo les plus chers du marché ne pas (encore) à notre catalogue.

Pour faire passer les fortes hausses des prix du papier de 2022 et 2023, certains de nos confrères ont « simplifié » leur grille tarifaire : les tirages ne sont plus vraiment facturés en fonction de leur surface – les petits formats sont facturés, en proportion, plus cher que les grands – et les prix du papier se retrouvent moins dans le prix des tirages… C’est intéressant pour les adeptes des grands formats sur papier cher, ceux qui préfèrent des formats plus petits sur des papiers abordables payent le manque à gagner. Continuer la lecture de « Il faut suivre le mouvement… »